Présidence française du G7 : défendre et promouvoir l’égalité de genre dans un contexte difficile
Le 1er janvier 2026, la France a pris officiellement la présidence du G7 à la suite du Canada, avec pour ambition principale d’adresser “les déséquilibres mondiaux”. Cette présidence se déroule dans un contexte international de remise en cause du multilatéralisme et de la solidarité internationale, y compris au sein du G7 par l’administration américaine, et de baisse historique des financements de l’aide publique au développement dans le monde. Les alliés historiques de la France se font de moins en moins vocaux sur les enjeux d’égalité de genre, et certains États membres du G7 comme les États-Unis ou l’Italie s’affichent ouvertement en adversaires des droits des filles, des adolescentes, des femmes et des personnes LGBTQIA+ dans toute leur diversité.
Les organisations constitutives du Women 7 appellent les États membres du G7, alliés et progressistes en matière d’égalité de genre à ne pas reculer sur ces sujets en cas de pressions au sein du G7, et à trouver des voies pour accroître les collaborations avec les membres du G7 et États invités qui sont disposés à agir en faveur de l’égalité de genre. Plus précisément, le W7 s’est donné trois objectifs:
- Promouvoir l’égalité de genre comme priorité politique française, dans le cadre du G7 et dans les espaces annexes
- Obtenir la reconnaissance du rôle fondamental des associations féministes et le maintien et/ou le renouvellement de leur soutien financier
- De faire de la PFG7 une séquence de remobilisation autour des droits humains et du multilatéralisme
La présente note de positionnement du W7 vise à détailler les positionnements et les recommandations du collectif en matière d’égalité de genre.